01
Aucune règle
Un sport de combat protège ses pratiquants : catégories de poids, zones interdites, arbitre, gong. Une agression n’a rien de tout ça.
On travaille donc ce qu’un règlement interdit, et on part du principe que l’autre est plus fort.
La discipline
En hébreu, « combat rapproché ». Pas de figure, pas de compétition : la seule question posée à chaque geste est de savoir s’il fonctionne quand on a peur.
L’origine
Imi Lichtenfeld était lutteur, boxeur et gymnaste à Bratislava dans les années 1930. Quand les émeutes antisémites ont commencé, il a organisé la défense de son quartier et a découvert une chose qui a tout déterminé ensuite : ce qui gagne un match ne protège pas dans une rue.
Il a émigré vers la Palestine mandataire, formé les combattants de la Haganah, puis est devenu instructeur en chef de combat rapproché de l’armée israélienne à sa création en 1948. Il a servi vingt ans, puis a ouvert sa première école civile à Netanya en 1964. Elle est aujourd’hui enseignée dans des unités de police et de gendarmerie partout dans le monde.
Il ne s’agit pas d’apprendre un programme figé qui correspondrait à des attaques codifiées. Il s’agit de savoir s’adapter, et l’efficacité, elle, suit des règles.
La différence
La distinction n’est pas une posture. Elle change ce qu’on apprend, et surtout ce qu’on n’apprend pas.
01
Un sport de combat protège ses pratiquants : catégories de poids, zones interdites, arbitre, gong. Une agression n’a rien de tout ça.
On travaille donc ce qu’un règlement interdit, et on part du principe que l’autre est plus fort.
02
Il n’y a pas de championnat de Krav Maga, et c’est volontaire. Une discipline qui se juge en points finit par optimiser les points.
Le seul critère est de pouvoir partir. Fuir est une réussite, pas un renoncement.
03
Sous adrénaline, la motricité fine disparaît, le champ visuel se rétrécit, les mains tremblent. Un geste précis devient inexécutable.
Les gestes retenus sont ceux qui survivent à cet état, pas les plus élégants.
Les principes
Elles ne sont pas des slogans : chacune écarte quelque chose. Ensemble, elles expliquent pourquoi la méthode s’apprend vite.
01
Un geste qu’on ne peut pas exécuter en tremblant ne sert à rien. On garde ceux qui tiennent avec de gros mouvements et peu de précision.
02
Une agression dure quelques secondes. Il n’y a pas de temps pour choisir : la réponse doit partir du réflexe, pas de la réflexion.
03
Le but n’est pas de dominer, c’est de créer l’ouverture qui permet de partir. Tout ce qui n’y contribue pas est retiré.
04
Savoir se défendre n’autorise rien. La réponse doit rester proportionnée, et la loi française le demande aussi.
L’apprentissage
Un art martial traditionnel demande des années parce qu’il transmet une forme. Le Krav Maga part de ce que le corps fait déjà.
Devant une main qui arrive au visage, tout le monde recule et lève les bras. La méthode ne combat pas ce réflexe, elle le prolonge en geste utile.
Plutôt qu’une parade par agression, on apprend des principes de déplacement qui couvrent des familles entières de situations.
Un mur, une voiture, une porte, un sac : on travaille avec ce qui est là, parce que c’est ce qui sera là.
Crier alerte, désigne un agresseur et surprend. C’est une technique à part entière, et beaucoup découvrent qu’ils ne l’ont jamais fait.
L’échelle existe et va de P1 à Master. Elle sert à situer une progression, jamais à se comparer : personne n’a jamais été agressé par un grade.
La suite
Quinze ans d’enseignement, sept certifications.
Voir la pageUne séance, un prix. Sans abonnement, sans engagement.
Voir les tarifsLe Krav Maga n’est pas la seule : karaté, aïkido, judo, jujitsu, boxe et MMA.
Voir la pageDe l’appel à la première séance, étape par étape.
Voir le déroulé